vendredi 19 février 2010

AVIS AUX TESTUDINS

Message spécial pour les deux Mendoziens: comme promis, on est arrivé le 18 pour trinquer.
Mais, personne au terminal pour nous accueillir!!
Jusqu'à demain, nous sommes en logement au centre. Après on retourne aux bonnes habitudes: camping.
Comme vous devez l'avoir compris, nous aussi avons égaré votre adresse! Donc n'hésitez pas à nous refaire signe pour qu'on vous retrouve à Mendoza.
À tout bientôt.

mercredi 17 février 2010

Dichato- Cobquecura- Pelluehu- Constitución.

À la sortie de Concepciòn, Zyg et Zag se font prendre en photo et répondent aux sempiternelles questions:
- ¿De dónde vieneís?
- ¿ Les gusta Chile?

Sûr ce, l'homme promez de nous recontacter, remonte dans sa voiture et s'en va. Une rencontre ordinaire. Donc jusque là, rien d'alarmant. Pourtant, cet évènement va bousculer la tranquilité du voyage.
Dès le lendemain, un couple s'arrête à notre niveau, nous demandent si nous sommes français et si notre périple se poursuit jusqu'au Pérou. Ce qui aurait pu être un don de clairvoyance n'est en fait qu'une bonne information. En tant qu'adultes accomplis, Mr et Mme Gónzalez lisent le journal.
Et voici ce qui dans le journal du jour apparraissait:



Si Zyg et Zag avaient, pour ce voyage, anticipé les difficultés de la route, les dénivelés, la faim, les bêtes sauvages, ils n'avaient pourtant pas prévus les vicissitudes de la célébrité.



Malgrè nos lunettes de soleil, les gens nous hèlent au bord des routes. Nous devons recourir à une tactique plus performante afin de retrouver notre anonymat.
Dimanche 14 février: nous profitons d'un arrêt à Cobquecura pour passer aux choses sérieuses. Aux grands maux, les grands moyens!


Grands moyens, c'est peut-être un tout petit peu exagéré si on prend l'expression à la lettre!
Zyg, au grand damne des mamas qui voueront Zag aux gémonies pour avoir amoché sa "linda y preciosa cara", se fait tailler la tignasse.




Et si pour une fois, nous nous situons temporellement, c'est que la date à son quelque chose de particulier.
La Saint Valentin!



Même perdus dans un village où charrues et boeufs sont un moyen de locomotion, nous n'échappons pas au matraquage commercial de cette fête. Ni une, ni deux, nous célébrons notre amour et en profitons pour rassembler tout ce qui n'avez pas eu l'occasion d'être fêter.
On souffle les bougies pour notre Nonanniversaire.
On se déguise pour le Noncarnaval. À mettre aussi en relation avec la "tactique plus performante".



dimanche 14 février 2010

Concepción: "Demain, on va voir la mer !"

L'Océan Pacifique.
Depuis quelques temps déjá, nous sentions son appel. L'air a pris une odeur de grand large, le bruit des camions se tranforme en roulement des vagues, et les coups de soleil brûlent encore la nuit.
Plus concrêtement, il y a aussi Grégoire qui reprend contact avec nous. Installé depuis peu sur Concepción, il nous invite á s'arrêter un petit bout de temps chez lui.
L'occasion de donner un rendez-vous á un Haut-Savoyard de l'autre côté de la planéte est trop belle. Nous nous retrouvons donc planté au milieu de la Plaza de Armas á 13h tapante. Et nous attendons.
Attendons.
Attendons.
...
Nous découvrons alors l'élasticité de la ponctualité chilienne.
...

40h plus tard, les retrouvailles auront finalement lieu. Pour tous ceux qui auront fait le décompte: oui, 5h du mat c'est une heure valable pour des scenes émouvantes.
Imaginez: Zyg et Zag roupillant dans leur auberge, lorsque depuis la rue, des beuglements épellant nom et prénom s'adressent explicitement á eux. Quelques secondes de présence d'esprit suffisent á convertir: "on est au Chili, ce n'est qu'un mauvais rêve, je peux me rendormir". Lorsque la dueña nous supplie de descendre pour faire taire ce tapage nocturne, nous devons bel et bien nous confronter á la réalité: Grégoire et Mathias qui sont venus nous souhaiter la bienvenue á Concepción.
Sur ce, les mêmes esprits vifs et aguerris se demanderont:" mais qui sont donc ces deux énergumenes auquels se livrent nos braves Zyg et Zag ?".
Présentation:
Grégoire. Fier et loyal compagnon de classe de Zag durant ces deux dernieres années de BTS, il décide de mettre en pratique sa formation tourisme au service d'un pays en voie d'expansion dans le domaine.
Il aime: le reblochon, les débats phylosophiques et le foot ( l'un n'empêche pas l'autre). 



Mathias. Cuisinier de formation et chef dans l'âme, il partage sa vie entre deux passions: le rugby et la gastronomie. Il aime: le reblochon (l'un n'empêche pas l'autre!).



Ce sont donc ces deux expatriés qui se proposent de nous faire découvrir le mode de vie á la chilienne.
Savoyards obligent, cela va envoyer du Diot!

Nous goûtons en effet au "típico chileno" á toutes les sauces. La plus fameuse est sûrement celle au Pisco, l'Alcool National.
Victime du décalage horaire qui sévit dans cette maison qu'ils partagent avec Andréa et Loulou le chien, nous découvrons une face cachée du Chili: la vie noctambule.
On prend l'apéro á 8h, á 10h on mange, vers minuit c'est l'heure du  Pisco, á partir de 2h du matin, on sort en discotheque et aprés la fermeture on se retrouve tous á la maison pour boire les derniers verres (nous soulignerons ici la marque du pluriel).
Sur un tout autre plan, mais c'était du grand sport!!!




Et l'Océan Pacifique dans tout cela???
Ben, c'est notre derniere pensée de chaque journée: "demain, c'est sûr, on va voir la mer".

les photos (pour les incrédules qui connaissent Zyg).

samedi 6 février 2010

Villa Pehuenia- Icalma- Parque Conguillio- Curacautin- Victoria- Los Angeles.


Notre rencontre avec Lanín nous a amené à vouloir découvrir de nouveaux volcans. Nous jetons notre dévolu sur LLaíma, un sacré actif dans son genre.



Pour faire sa connaissance, il suffit de pédaler 21h50, traverser une frontière et affronter un redoutable adversaire: Molgrom le Taon.



Victorieux de notre mission nous coulons des jours heureux dans le parc Conguillio. Mais l'objectif suprème était d'arpenter ses pentes rougeâtres afin de pénétrer sur la terre blanche des Neiges Éternelles.
Déception.
LLaíma est en état d'alerte niveau II vert. C'est à dire "il n'y a pas de danger mais il est possible d'avoir à faire attention"...#?@..!¿#..
Nous écourtons donc notre petite halte dans ce parc aux paysages lunaires et repartons 2jours plus tard.
Cependant, dans leur excessive campagne de prévention, ils ont omis de nous mentionner la route de sortie du parc: un tracé hasardeux qui s'immisce au travers de la coulée de lave de 2008. Comme c'est l'actualité au Chili, nous voilà en plein Dakar. On essaye de trouver la bonne trajectoire, on s'ensable, on pousse , on fait quelques chutes et acrobaties...



On prend quand même le temps de savourer les conditions car dans les prochains jours, c'est un tout autre programme qui s'annoncent. Notre parcours continue via la Route 5.
Et Route 5 = Panamerica.
Nous allons user notre gomme sur la légendaire autoroute qui descend depuis le Mexique pour traverser l'Amérique du Sud. Pour ce challenge, il suffit de débrancher le cerveau et mettre le pilote automatique sur les fonctions prudence et performance.


Malgrè de telles circonstances, ce petit tronçon de notre voyage s'avère être une fort plaisante étape. Non seuleument pour la barre des 100km qui a enfin était franchie, mais aussi parce qu'au bout du chemin et bien c'est l'Océan Pacifique qui nous attend.




Les photos ici et là.

jeudi 28 janvier 2010

Junin de los Andes- Parque Lanin ou Zyg et Zag dans la peau des Testudines

Communiqué intersidéral:

La touristification hypersonique de ces derniers temps n'a pas réussi à rattraper la fuite de Zyg & Zag. Traversant l'espace à grands coups de pédales, ils ont atteri a Junin de los Andes où ils ont décidé de se terrer jusqu'à ce que l'ère chaotique prenne fin.
Et pourtant, un évènement perturbateur va les amener à changer de tactique.

Lors d'un moment d'innatention deux authentiques spécimens de touristes en profiteront pour les accoster. Ils parlent francais et littérature ce qui statégiquement s'avère être un succès.Zyg & Zag font tomber les barrières et pactisent. Dans le doute, Adrianne et Frank finissent leur discussion par une cordiale invitation à la Parilla Party du soir, ce qui fini définitivemnt de corrompre nos deux héros.




Adrianne et Franck:
Ils font parti de l'ordre des Testudines, ces petits personnages ambulants avec leur maison sur le dos.Ils présentent certaines caractéristiques facilement compatibles avec l'homo turisticus cyclosphérus.
Ce qui par ailleurs va amener un projet de jumelage entre les deux espèces.

Le vendredi 15 janvier, Zyg, Zag, Adrianne et Franck entreprennent une expédition au Parc Lanìn.
En stop.




Pour encourager la chance, ils se séparent en deux. Au final, chacun arrive à bon port mais avec des anecdotes différentes.Le treck le long de la plage pour contourner le péage pour les uns. Les confidences croustillantes dont les autres se proposent les chaperons pour une femme et l'avocat de son divorce.

Le baptème pour Zyg & Zag a donc était allègrement surpassé mais maintenant qu'ils se sont convertis en Testudines, quelques règles sont à respecter:
1. Toujours le camping le moins cher tu prendras.
2. Le soir, une bière tu boiras.
3. Les randonnées en la moitié du temps requis parcourir tu devras.
4. Aux échecs tu joueras.

Avec leurs capacités d'adaption, Zyg & Zag réussissent totalement à se faire accepter par la tribu.
Les Testudins peuvent donc: faire la course pendant les trecks, parler techniques, matos, etc...
Les Testudines regardent leurs deux petits gaillards s'épanouir et en profitent pour se dire des secrets.



Tandis que le majestueux volcan Lanin couve la petite troupe de sa superbe présence.




Le 18 janvier, Zyg & Zag se sentent irrépressiblement rappeller par leur coté homo turisticus cycloshérus, et quittent leurs compagnons: Sans que ses derniers ne les aient éconduit jusqu'à la première estancia et trinqué aux 25ans de Zag.




On ne sait toujours pas si c'est la proposition du verre d'adieu ou l'appat du morceau de vaca à griller à l'asado qui les a motivés pour les trois heures de marche!

mercredi 13 janvier 2010

Bariloche - San Martin de los Andes

Arriver à Bariloche c'est comme tourner une page.
Au sens propre et figuré, puisqu'elle est la dernière étape de la fameuse carte de Max.
Mais aussi, parce que depuis plus d'un mois nous trainons son nom dans notre tête. Comme un accomplissement, il a quelque chose de lointain et famillier à la fois.

Maintenant que nous y sommes, elle devient surtout, comment dire : oppressante! Et oui, des vélos et chargés dans le cahos de la circulation urbaine (ajoutez-y l'impulsivitéde la conduite des Argentins), cela ne fait pas bon ménage.
Mais surtout, c'est, pour vous situer: choisir d'aller sur la Côte d'Azur en plein mois d'aôut.
"Zone rouge rouge rouge" aurait averti Petit Futé. C'est cette semaine le départ des vacances et Bariloche la destination favorite des Argentins, surtout les nouveaux bâcheliers qui ont coutume d'y fêter leur diplôme.





Dès le lendemain, nous prenons donc la fuite pour Villa La Angostura, un petit village situé à une centaine de kilomètres.
Et là surprise, on se croirait à Mègeve en plein mois de février (et sans la neige). L'ambiance boutiques bon chic bon genre, les prix exorbitants et visages liftés nous font le même effet que Bariloche.
Même joueurs, essaient encore...

Direction cette fois-ci San Martin de Los Andes en passant par la Grande Fameuse et Unique route des 7 lacs.
Un tracé au buldozer dans une nature hérmetique. Des milliards de voitures qui nous jettent la pousières aux visages et souligne avec pertinence la beauté des paysages.








Puis c'est l'arrivée à San Martin.
Et là... (roulement de tambour), c'est comme arriver à San Martin en plein mois de janvier! Comble de la malchance, sous une pluie diluvienne.
Serions nous victime d'une conspiration?

Après la lecture de ce post, j'espère que les âmes septiques (nous ne désignons personne, pas même papa Wendling) se résoudrons à concevoir que nous rencontrons tout de même des difficultés dans ce voyage.

Et pas seuleument à essayer de passer sous silence la Bolsa à Bariloche,
le goût des spécialés locales,
nos campings à la sauvette,
les paysages hypnotisants,
les moments simples,
...



El Bolsón.

Autour du feu, le soir, Zag narrait ses épopées épiques alors que Zyg fumait tranquilllement la pipe en regardant les étoiles.
 ...Euh..., non je me suis trompée de scénario là. Je recommence.



Autour d'un plat de pâtes, Zag devenait de plus en plus persuasive pour troquer une journée durant les vélos contre un autre type de monture "qui avance sans d'autre effort que "Yah! yah! ''on jouera aux gauchos solitaires, tu feras le cow-boy, je serais l'indienne''.



Alors que Zyg mastiquait tranquillement sans prêter attention à ces divagations.

Et puis un jour, ce qui devait arriver arriva.
Marcelo nous accueille dans sa ferme. Le dimanche, on partage la parilla avec toute la famille. Ici, c'est encore plus complexe que la série Dallas. Il y a les enfants de sa première femme, ceux de la seconde qui ramène fiancée et d'autres enfants encore, celle de la troisième: la petite Juana qui à du coté de sa mère encore plus de demi frères et de demi soeurs. Il y a encore le frèrot et ses enfant, les chiens, les chats et les poules, le cochon et...les chevaux.





Vous l'avez deviné nous sommes retombés quelques décennies en arrières chez les pro-peaceandlove,d'authentiques survivants des sixtee's.
C'est dans une ambiance propice aux expériences inédites (''Venez voir, dit Maria la femme de Marcelo, je construit ma maison en torchi, le toit en gazon...Vous êtes là samedi? On va chez un copain l'aider à faire la sienne'', ''Pendant les vacances, j'aide papa à faire de la bière'' nous confesse Juana), que Zyg abdique : ''Demain on fait une CABALGATA''.




Cette journée là, restera gravé dans nos coeurs... et dans nos fessiers!

photos