"Prend avec toi le souvenir de la montagne dans ton coeur et vas. Tu la transporteras où tu iras."
Dans les faits, c'était le guide aux Ruines de Quilmes (l'histoire n'a jamais prouvé que ce peuple eu une descendance) qui a conclut son discours par une espèce de citation mais dont la prononciation était à coupé au couteau. Si bien que Zyg et Zag tout effort confondu ne déchiffraient qu'un mot sur cinq.
Bref, aujourd'hui si nous trouvions opportun de la jouer prophète, c'est qu'il est temps de rendre hommage à tous ceux que l'on a rencontré (et que l'on rencontrera, par mégasuperstratégiquanticipation).
Luc et Colette en sont les ambassadeurs. Un séjour à la casa Morillas en coloc avec Ludo et Gwen (d´autre baroudeurs) et nous repartons sur la route chargé de souvenirs...
Les 60 ans de Luc, les lamas qui paturent dans le jardin, les vélos dans le 4x4 après plus de 7h de pédalage, le livre d'or dans lequel, émus nous apposons quelques phrases...
Ce qui est vrai pour les personnes est aussi valable pour les lieux.
À travers cette aventure nous avons appris à poser notre tente sur le bord de la routre, ou du chemin (ça sonne tout de suite mieux, surtout sans le vroum vroum de la circulation) et de ramasser nos affaires dès le lendemain matin. Nous repartons avec notre maison dans les sacoches, notre vie qui tient dans ces kilos là (cela force le lyrisme, non?!).
La seule chose que nous pouvons garder de cette halte, ce sont des souvenirs.
Et pour ce qui est du coeur, comme l'a suggéré l'indien avec sa montagne, il n'y a pas de poids limite.
Alors c'est vrai qu'à travers tous ces kilometres, on en a profité. Sans restriction aucune. On voyage avec 1000 vies, 1000 lieux qui surgissent en nous quand on les invoquent.
