Pour faire sa connaissance, il suffit de pédaler 21h50, traverser une frontière et affronter un redoutable adversaire: Molgrom le Taon.
Victorieux de notre mission nous coulons des jours heureux dans le parc Conguillio. Mais l'objectif suprème était d'arpenter ses pentes rougeâtres afin de pénétrer sur la terre blanche des Neiges Éternelles.
Déception.
LLaíma est en état d'alerte niveau II vert. C'est à dire "il n'y a pas de danger mais il est possible d'avoir à faire attention"...#?@..!¿#..
Nous écourtons donc notre petite halte dans ce parc aux paysages lunaires et repartons 2jours plus tard.Cependant, dans leur excessive campagne de prévention, ils ont omis de nous mentionner la route de sortie du parc: un tracé hasardeux qui s'immisce au travers de la coulée de lave de 2008. Comme c'est l'actualité au Chili, nous voilà en plein Dakar. On essaye de trouver la bonne trajectoire, on s'ensable, on pousse , on fait quelques chutes et acrobaties...
On prend quand même le temps de savourer les conditions car dans les prochains jours, c'est un tout autre programme qui s'annoncent. Notre parcours continue via la Route 5.
Et Route 5 = Panamerica.
Nous allons user notre gomme sur la légendaire autoroute qui descend depuis le Mexique pour traverser l'Amérique du Sud. Pour ce challenge, il suffit de débrancher le cerveau et mettre le pilote automatique sur les fonctions prudence et performance.
Malgrè de telles circonstances, ce petit tronçon de notre voyage s'avère être une fort plaisante étape. Non seuleument pour la barre des 100km qui a enfin était franchie, mais aussi parce qu'au bout du chemin et bien c'est l'Océan Pacifique qui nous attend.
Les photos ici et là.
